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mercredi 5 février 2014

La fois où des sourcils m'ont cruisée

Assise sur un banc, concentrée sur mon Iphone, un gars louche se plante devant moi. Je me dis qu'à force d'être ignoré, le mec s'en ira. Il était plus déterminé que prévu...

Moi : *Pitonne pitonne pitonne*
Gars louche : *Kick mon dessous de pied pour attirer mon attention*
Moi : *Lève les yeux vers lui*

Le gars louche me faisait une face qui allait bien avec son titre. Ça se résumait en un sourire immensité Grand Canyon et une succession de mouvements de sourcils, rapidité illogique.

Sourcils du gars louche : *MontedescendMontedescendMontedescendMontedescend*
Moi : Qu'est-cé qu't'as?
Gars louche : *Fait demi-tour et quitte les lieux*.

Selon vous, c'est un point de je-me-fais-toujours-approcher/cruiser-de-façon-étrange-voire-dérangée ou un point de je-suis-la-prochaine-cible-d'un-sociopathe ?

mardi 24 décembre 2013

La fois avec l'air d'un raton

Bon. À 30 minutes du départ pour le réveillon de Noël.

Tu te dis que c'est le moment de te maquiller, qu'il ne reste que ça à faire.
Tu applique un crayon noir, pour faire changement, sans trop te forcer pour la ligne parce que la madame t'as donné un truc pour que rien n'y paraisse ensuite : un Q-tip et du démaquillant.
Et là, l'horreur se produit, innévitablement.

Ton crayon est waterproof.
Ton démaquillant est crayonproof (à base d'eau).
T'as l'air d'un raton laveur post-apocalyptique qui décide de se partir un band moitié emo, moitié gothique, 100% voué à l'échec.
Tu veux pleurer, mais tu te dis qu'il faudrait pas empirer ton cas, tsé.

Ouais, ta belle-mère passe te prendre dans trente minutes.

Et là, tu te souviens de tes cours de chimie.
Et tu cours dans la cuisine pour trouver une huile végétale.
Et tu badigone ta face comme tu le ferais avec un fond de casserole.

Cette année, je dis mange de la crotte aux standards de beauté et je réveillonne avec des yeux rougis, une peau plissée et des poches en dessous des yeux. Quin toé. Joyeux Noel à tous, j'vous aime fort avec ma face de raton laveur !;)


vendredi 21 juin 2013

La fois où j'ai tué un oiseau.

Ça y est. Je viens de vivre un nouveau traumatisme. 

Conduire joliment, fenêtres baissées, beau soleil... 
pour ensuite frapper violemment un oiseau sorti de nul part, le voir rouler sur mon windshield, l'entendre frotter sur mon toît, le voir revoler sur une autre voiture et ensuite se faire écraser par une troisième. 

Ma journée est gâchée... (la sienne aussi, visiblement). 

R.I.P. petit oiseau. Mes condoléances à toi et tes proches.
 

dimanche 2 septembre 2012

Eh merde...


Ces symboles vous disent quelque chose ?
Moi c'est le premier tout en haut à gauche que j'aime moyen.
Surtout quand je le vois après un premier coup de fer.

Eh merde...

Du coup, je fais comment pour enlever les plis, moi...
Et pour les laver...

Bordel.

lundi 27 août 2012

Flash tes lumières

J'aime conduire.
Malheureusement, je déteste une majorité des gens qui conduisent, ce qui est plutôt problématique.
Ça fait de la vitesse, ça fait pas leur stop, ça brûle des lumières rouges, sans change de voie sans prévenir, bref, je les déteste.

Hier, embouteillage sur la 25 direction Montréal.
La raison est triste, gros accident. Ya les sirènes qu'on voit de loin (très loin), les policiers qui tentent de rendre le tout un peu sécuritaire et les ambulances qui font leur possible pour arriver à temps.
Alors bon, on prend notre mal en patience, nous avons la chance d'être en vie et non impliqués dans l'accident, un peu de savoir vivre serait de mise, il me semble !
Bon, évidemment, ya personne qui respecte la nouvelle loi qui veut qu'on fasse un corridor de libre, c'était à prévoir, trop nouveau, trop de traffic, trop de manoeuvre.
Sauf que ya toute cette gang de crétins de première qui dans un égocentrisme absolu décident de dépasser tout le monde par la bande, dans une voie qui n'en est pas une, histoire de sauver 10 minutes de leur pénible existance.
Et comme des CONS, ils se foutent carrément que c'est dans cette foutue voie d'accotement que sont accostés les voitures détruites, les blessés. les ambulances, les policiers, les lumières, toute quoi. 

Laissez-moi vous dire que je passe six niveaux de frustration dans le temps de le dire, et mon Amour également...
Heureusement pour notre santé mentale et physique, c'était lui qui était au volant.
Malheureusement pour lui, c'est lui qui avait la lourde tâche de ne laisser PERSONNE passer, parce que NON MAN, il est catégoriquement IMPOSSIBLE que nous te laissions passer, toi et ton âme égoïste de MARDE.
REFUS ABSOLU.

Alors au début, c'est pas si pire, les dépasseux se rendent vraiment plus loin que notre hauteur et nous n'avons pas à composer avec. On se contente de soupirer et de les applaudir sarcastiquement.
Mais ce qui devait arriver arriva, trois quatre ploucs qui se rendent compte de leur turbo imbécilité et qui décident de se ranger bien proprement, à moitié chemin.
Ceux-là, loin de les excuser, je ne peux pas leur réserver la même haine.
Je veux dire... qui peut se fâcher contre un imbécile heureux ?
Alors la madame, qui voulait se ranger devant nous, oublie ça, pas question de la laisser passer... imbécile heureuse ou pas, parce que COMBLE du manque de savoir vivre, la saloppe ne met même pas sont foutu FLASHEUR.

C'est ici et maintenant que je règle la question,
que je libère ma frustration accumulée depuis des siècles de réincarnation contre les gens qui ne mettent pas leur flasheur,
que je lui fais payer sa faute en plus de celle des autres.
Je la baptise Jeanne D'Arc, non pas en raison de sa foie, mais plutôt en raison de sa folie et du poid qu'elle porte sur ses épaules en cet instant précis.

Non, je n'ai pas crié.
Non, je n'ai pas sacré.
Non, je ne l'ai pas humiliée, ni klaxonnée.
Je me suis contentée de m'accoter à la fenêtre pour lui dire un simple "Votre flasheur, madame" qui valait bien toutes les insultes de ce monde.
Pas parce que c'est sanglant et plein de haine,
Mais parce que je lui faisais comprendre qu'elle avait tord.
Et ya tu de quoi de plus frustrant que de réaliser qu'on a tord, surtout quand on venait juste de faire notre tite face de drama-queen-offusquée pratiquée des heures devant un miroir?

Ce soir, c'est sa tite face désolée qu'elle pratiquera devant le miroir. 
En pinçant un peu les lèvres et en les sortant pour faire une face de canard.

dimanche 26 août 2012

Histoire de rideaux

Ce qui est cool quand t'achète 4 panneaux de rideaux blancs, que tu les repasse pendant 1h00, que tu fais attention pour qu'il n'y ait pas de poils de tes chats qui s'y collent, c'est de les accrocher et de te rendre compte que pour une raison inconnue yen a pas un de la même longueur. 
Quelle qualité mes amis !

samedi 25 août 2012

Devinette de réno, selon marie

Selon vous...
Qu'est-ce que donne une femme super perfectionniste qui a deux chats, dont un noir,
qui repasse 4 panneaux de rideaux blancs ?

Ça donne ÉNORMÉMENT de repassage.

Ceci étant dit, merci à mon Amour pour son application à la tâche de poser la pôle de rideaux.
Je pense que mon dernier post l'a découragé de me laisser entreprendre cette épopée seule, ce qui est franchement une bonne chose.

C'est pareille bibi qui descendait chercher les outils,
MAIS il n'y a que 6 trous cette fois, pour une pôle qui en demande 6.
Nette amélioration.
En PLUS, il est sorti faire les courses de dernières retouches...
Je l'adore. 

Morale de cette histoire : les stéréotypes, c'est parfois tout ce qu'il y a de plus sensé dans ce bas monde.
Amen.

mercredi 22 août 2012

The one with the renovation

Parce que je suis une femme tout ce qu'il y a de plus accomplie et indépendante malgré mon couple, j'ai pris l'initiative de poser moi-même ma pôle et mes rideaux dans mon bureau pendant que mon Amour passait la soirée avec ses amis.
Ça été ma première erreur,
mais je ne l'ai comprise qu'à la cinquième descente dans mon sous-sol pour aller chercher un nouvel outil.
Plus approprié qu'un marteau et un tournevis étoile (ça me prenait un carré).

En tant que novice, ma deuxième erreur était d'y aller pour la paresse.
Dans le monde de la rénovation (un bien grand mot pour mon habillage de fenêtre je sais, mais croyez-moi, c'est rapidement devenu une question de rénovation), il n'y a zéro place pour la paresse, sans quoi le résultat est médiocre.
Ça donne lieu à une multitude de petits défauts qui, séparés les uns des autres, semblent plutôt anodins, mais ERREUR, un petit défaut à la suite des autres devient un gros tas de ramassis de crochitude tout ce qu'il y a de plus éloigné de l'esthétisme.
Et je n'exagère ZÉRO.

C'est donc perchée sur un fauteuil (afin de pouvoir facilement rejoindre le côté gauche et le côté droit de ma fenêtre sans devoir descendre et tasser un mini escalier), un bloc de post-it à la main (qui prenait le rôle de règle à mesurer...), que je commençais à prendre mes mesures à la légère, en me disant que tout allait être "correct".
C'est ici, à ce moment précis, que j'ai fais mon premier trou, d'une série de neuf.
NEUF PUTAINS DE TROUS pour QUATRE vis (carrées).
Pathétique (je riais et pleurais à la fois, de façon semi hystérique semi paniquée).
Je m'disais "mais Marie, pareil, t'es cool avec ton marteau et ta bonne volonté" tout en ayant profondément honte.
Je repensais à Mélissa qui me disait que son chum posait ça en trois minutes, alors que j'en étais à ma deuxième quinzaine. 
Soupir.

Et là je vous passe les détails du gossage de p'tit cossin en plastique qu'on plante dans le mur pour ensuite y planter la vis (que j'ai sacré din vidange ben assez vite quand je me suis rendue compte que je posais toujours ben juste deux voilages, et non pas six tonnes de rideaux double épaisseur), le gossage avec la drill (j'avais utilisé la chose cette même semaine au travail pour planter deux vis et j'avais bien aimé la sensation de pouvoir que ça me procurait), le gossage de me rendre compte que mes supports à pôle n'étaient pas assez éloignés l'un de l'autre et de les enlever pour ensuite les remettre, et le gossage de pôle-trop-petite-finalement-mais-pas-envie-d'aller-l'échanger-fek-gosse-un-système-pour-faire-fonctionner-le-tout-sans-que-ça-paraisse.

C'est donc à la fin d'une belle longue heure d'ouvrage que ma pôle est installée broche-à-foin, mais la fille est ben contente pareil parce qu'elle se sent dont femme accomplie et indépendante malgré son couple.
Et mets-en que j'ai l'air cool avec un marteau dans les mains.
Surtout quand je porte mon bandeau gris dans les cheveux, avec mes boucle d'oreilles un peu bohémienne, et mon p'tit top mauve...

jeudi 25 novembre 2010

Flash back.

J'ai chaud, je meurs de chaleur.
J'ai soif, je meurs de soif.
Mais quand même, je suis là, émerveillée, le coeur battant.
J'attends depuis déjà une éternité, le temps de voir une fillette en black&white avec ses cheveux longs et étincellants, entremêlés, son chapeau, sa robe de fillette, ses petits souliers, qui tient les gances de son sac-à-dos de ses deux mains.
Le temps d'espérer que le ciel reste dégagé.
Le temps de voir le temps passer.
J'avance vitesse tortue, quelques pas par ci par là, mais ça ne me dérange pas.
Je n'ai pas d'horaire. Je n'ai pas de limite. Je n'ai que moi.
Moi et le reste de la ville.
Je finis par payer, par me rendre même jusqu'à l'ascenseur.
J'ouvre les yeux, le ciel m'ouvre les siens.
Je chante «I wanna hold your hand»,
je pleure doucement, le sourire aux lèvres.
J'ai le souffle coupé, le coeur batant vitesse lumière,
Ya Paris qui s'étend à mes pieds, avec la plus belle vue qui soit imaginable d'avoir d'elle.
Et moi, toute minuscule que je suis, je suis là, avec elle.
Et je lui chante I wanna hold your hand, encore et encore. Jusqu'à ce que le silence m'enveloppe, jusqu'à ce qu'on se comprenne, elle et moi.
Jusqu'à ce que j'aie peur de la savoir si loin, jusqu'à ce que j'aie peur de la perdre...
et que je décide de redescendre pour la sentir à nouveau sous mes pieds.

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Je m'ennuie de Paris... Vraiment beaucoup.
Je regarde encore et encore mes photos, et ça me rempli de bonheur tout en m'envahissant de nostalgie. L'odeur de la liberté à chacun des coins de rue, le ciel qui paraît encore plus immense qu'à l'habitude, d'un bleu plus éclatant qu'imaginable, des vacances de rêves...
J'ai envie de voyager, tout partout.
De me remplir la tête d'images,
et le coeur d'émotions.
J'ai envie de me sentir vibrer,
que mon coeur se mette à faire des bonds, tout comme lorsque j'étais sous la Tour Eiffel ou encore à son sommet.
J'ai envie de goûter un nouveau pays, qu'il me chuchotte ses idées de rêves et me transporte dans ses nouvelles couleurs.

jeudi 21 octobre 2010

Paris je t'aime

Est-ce que je vous ai dit que j'étais allée à Paris pour 11 jours ?

Comment résumer le plus beau des rêves devenu réalité tout en lui rendant justice...

On m'avait raconté que Paris était grande, mais l'immensité et la grandeur de la chose est indescriptible.

Il faut comprendre un truc de Paris : Tout d'abord, Paris est une ville lumière à part du reste du monde, un immense centre dachat ainsi qu'un centre historique des plus complet et à en couper le souffle, idées de grandeur oblige (référence au Louvre, la cathédrale Notre-Dame, le jardins du Luxembourg, le Panthéon, les Catacombes, la Tour Eiffel, le Museum Nationl d'histoire naturel, le Jardin des plantes, l'Arc de Triomphe, les Champs Élysés, pour ne nommer que ceux-ci...). On s'immagine Paris et lorsque l'on arrive ici, le souffle nous coupe. On déjeune à 11h00, on dîne à 16h00 et on soupe vers 21h0, ce qui donne des journées franchement différentes de ce à quoi nous sommes habitués. En plus du décallage horaire qui frappe durement, il faut s'habituer à un rythme unique si l'on souhaite s'impreigner de Paris et respirer à l'unissons avec elle.

À Paris, on a beau se faire des plans, on ne s'y conforme pas toujours, puisque c'est aussi ça Paris : Vivre à Paris, c'est aussi l'improvisation, les flash et les coups de coeur.

Les dimanches et les lundis, Paris se repose de son rythme impossible, histoire de récupérer pour ensuite reprendre sa course folle. Elle s'endore tranquillement, ferme ses magasins et la folie du bruit et des embouteillages. J'ai vu New York, il y a de ça quelques années, sa voisine éloignée qui ne s'arrête jamais, et la différence est frappante. Alors qu'ici on peut prendre le temps de voir, de vivre, de sentir Paris et son âme, à New York, on ne peut que se l'imaginer après y être passé. Paris se livre, se confie, elle nous laisse l'approcher, la sentir, la caresser, elle nous laisse la comprendre et nous y unir. New York est froide, difficile d'approche, plus sauvage et moins suave, quoi que beaucoup plus électrisante. Paris a une vieille âme, une belle âme; New York est adolescente, en crise, en révolte, en action, en réaction. Voila pour la comparaison.

J'ai vu des choses, j'ai croisé des gens.
J'ai vu des gens, j'ai croisé des âmes.

J'ai rencontré des tonnes de personnes, toutes plus intéressantes les unes que les autres, me partageant leur vision de Paris, leurs espoirs fondés en elle pour certains, leurs ambitions, leurs rêves, leur culture. Voyager ici me permet de voyager aux quatre coins du monde par le fait même, avec des images, des descriptions, des annecdotes : L'Australie, la Californie, Londre, Toronto, Vancouvert, la Lituanie, et j'en passe. Toute personne rencontrée a un bagage, une histoire à raconter, à partager. C'est innestimable, cette richesse retrouvée.

Et comme chaque personne a sa propre couleur, chaque coins de Paris a sa personnalité propre que l'on se doit de découvrir pour prendre un poul représentatif de cette ville. Chaque monuments a son histoire, chaque découverte a son image qu'il nous faut capturer dans sa mémoire.

J'aurai tout vu de Paris, tout. L'immensité de la tour Eiffel, l'émotion de Notre-Dame, l'étendue historique du Louvre, l'art d'Orsay, le paradis du jardin du Luxembourg, la lourdeur des Catacombes, le silence du Panthéon, les frissons du cimetière de Montmartre, la folie du Moulin Rouge, la beauté de L'Arc du Triomphe, la densité des Champs Élysé, le tourisme de Sacré-coeur, les jolis coins, les coins moins recommandables, les Parisiens, les Francais, les touristes, les pubs et les bars de Paris, avec leur Jazz, leur bouffe, leur dessert, leur bière, leur vin, pour ne nommer que cela. J'aurai observé la misère qui en frappe certains ici aussi, la complicité d'amis proches qui fêtent sans raison précise, ne serait-ce que le moment présent, des familles, des couples...

Paris c'était un rêve, le plus beau des rêves, que j'ai vu se concrétiser en une semaine des plus parfaite, remplie et ensoleillée immaginable. J'y ai laissé une partie de moi que je me promets de retrouver lorsque j'y retournerai, parce que j'y retournerai pour sûr. J'avais une fringale de voyage, de liberté, lorsque j'ai quitté Montréal pour Paris. J'en reviens avec un appétit décuplé, une gourmandise pour la découverte du monde, mais surtout, avec des émotions, des frissons, des images, de la poésie dans l'âme et dans le coeur.

Et pour celà, je remercie mille fois la vie ! (:

samedi 5 juin 2010

Une question de détails.

Avant d'appeler la police, j'ai enfilé un jeans.
C'est la première chose qui m'est venue en tête quand je cherchais un plan d'intervention de crise. C'est que yavait un mec qui criait des ordures à sa blonde, la menaçant de la frapper. Je me suis sentie interpellée, en tant de sexologue, en tant que citoyenne, mais surtout en tant que marie tout court.
Je courais en rond dans mon appartement, en me demandant ce que je devais faire, devant également composer avec l'adrénaline, le stress et ces veines qui voulaient m'éclater de partout à force de pomper du sang vitesse exagéré pour une fille pas en forme. En fait, courir donne une trop belle image de cette scène. En réalité, je sautillais, barbottais, frétillais, le tout en petite culotte, offrant un bien beau spectacle aux voisins de l'autre côté du chemin de fer (ceux avec les jumelles et le téléscope). Je me suis arrêtée d'un coup, décidée à enfiler un jeans, ce qui enclancheait la première étape de mon plan : me vêtir. L'étape ne s'arrêtait pas ici, puisque j'ai eu une soudaine envie de vêtir mes pieds avec mes vieux running shoes, les bruns avec la semelle défoncée que j'utilise quand je vais faire du cheval. Je crois que ce réflexe m'est venu parce que je ne me sentais pas assez intimidante, nue pied : ça me prenait définitivement des souliers pour appeler la police, c'était un truc qui me donnerait du pouvoir, de la contenance, de la crédibilité.
Après, c'était une suite de détails à retenir (description physique, vêtements, description du véhicule, retenir l'image de la bière qu'il tenait, retenir aussi l'immatriculation... Clairement une de mes forces, han.), les phrases qu'ils lui criaient, les menaces à rattraper aux vents, le chat à rattraper tout court ainsi que le choix d'une arme contondante en cas de défense (epic fail ici, j'ai choisi le truc sur lequel mon chat pourrait faire ses griffes s'il en avait. C'est complètement innofentif et difficilement manipulable. Grotesque.) C'est con, ça m'a pris beaucoup trop de seconde me rendre compte de l'absurdité de ce choix, allant même jusqu'à peser la dite arme. Ridicule. Je l'ai lâché en étouffant un rire nerveux.
Et après, on fait quoi, sérieusement ? Tu dis quoi quand t'es parée à accomplir ton devoir de citoyenne, devant un mec d'une quarantaine d'année avec des tatoos, un pinch et qui sacre aux trois mots ? Moi, j'ai laissé faire les mots et je suis retournée à la base de notre communication : les cris. Ça m'est venu tout seul, aucune possibilité de le retenir, un gros et grand HEYYYYYYYYYYYYYY!!!!! sorti du plus loin de mes poumons, suite à quoi il y a eu le silence le plus silencieux de l'espace (tout est silencieux dans l'espace, tu comprends).
Je ne savais plus quoi dire. J'étais moi-même sous le choc de ma propre intervention, j'étais auto-intimidée (sûrement à cause de mes souliers). S'en est suivi de la question la plus niaiseuse qu'il m'ait été donnée de prononcée :
Marie : Es-ce que tu t'en vas, ou j'appelle la police ?
H violent : Je m'en vais pis toé tu vas fermer ta criss de yeule !
Marie : (COLÈRE INTÉRIEURE CONTENUE qui me donne l'envie de crier en battant des poings sur son chest, comme dans les animés) OKAY, t'as 1 minute pour sacrer ton camp!, que je lui dis, cachée derrière ma fenêtre.
Après, j'ai communiqué avec les agents de la paix du coin, j'ai tout débalé les informations pour finalement me mettre à pleurer en chialant que j'avais peur.
Je suis ridicule quand je me mets dans l'action, mais j'ai plein de bonnes intentions maladroitement dessinée.
Avant d'appeler la police, j'ai enfilé un jeans.
Le jeans, c'était pour la forme, pour la contenance.
Le jeans, c'était aussi dans le cas où j'aurais à ouvrir ma porte à la police.
Une fille aime se sentir préparée face à un mec en uniforme.

jeudi 8 avril 2010

The one with the Metric's ticket


Vous connaissez Emily Haines ?

Bon, moi je ne la connais pas personnellement, mais je l'adore tout de même et j'ai franchement hâte de la voir performer sur scène. Je suis convaincue qu'elle va donner un excellent show, et me rappeler mes frissons de Hayley Williams. (deux filles enhivrantes, soit dit en passant, en plus d'être incroyablement sexy) Samedi, yaura la scène, l'éclairage, Metric, une foule, mes amis et moi. Ça va être terrible, je vous le dis.


Metric, c'est l'histoire d'une découverte sur mon lit de mon ancienne chambre. In fact, c'est le même lit qu'aujourd'hui, mais on comprend que ça date pas d'hier. Dans le temps que ma déco était LAIDE, Babyloniène et couleur saumon/vomi de vin rosé. J'avais dégusté Dead Disco et The list, contente d'avoir acheté deux Cds du groupe en même temps sur un coup de tête. La pochette m'était tombée dans l'oeil, le look cadrant totallement avec mon genre. Coup de coeur.


Alors voilà, ya Metric samedi soir et je ne me tiens presque plus. J'ai terriblement hâte de porter leur t-shirt, que j'achèterai sur place. J'suis même partante pour me changer dans la foule, je m'en fiche. Ce soir là, c'est Metric, mes amis et moi, le reste n'existera plus.

samedi 2 janvier 2010

Fin 2009.

* Au 3e verre d'alcool renversé sur sa robe lors du party de fin d'année 2009 *

" J'hais déjà 2010... "

Un début d'année prometteur pour faire suite au mois de décembre minable passé.
Peu importe, dans quelques jours à peine je serai officiellement installée dans MON chez moi.
Changement d'aura, de karma, de tout-c'que-tu-voudra.
Promesse alléchante (:

dimanche 8 novembre 2009

Toé tu l'as.

J'étais dans ma voiture, à conduire tout simplement, direction Galerierivenord - maison.
J'étais à une lumière rouge, précisément, à regarder les voitures passer et me dire qu'il y aura peut-être un beau mec dans l'une d'entre-elles (Vieille dame colorée, vieil homme hésitant, pute, mère de deux enfants visiblement hystérique, homme au regard louche et à la moustache prononcée, clochard, myope/presbyte/aux-lunettes-exagérée-en-fait-j'aurais-dû-dire-aveugle-mais-ça-vous-aurait-probablement-inquiété-de-le-savoir-au-volant... Tu peux toujours rêver ma belle.)
Lorsque, attention, flashback d'une soirée endiablée à danser coincée entre plein de gens.

David de son prénom : " S'cuse-moi, j'peux pas m'empêcher d'te pogner l'cul "

Mémorable.

mardi 13 octobre 2009

Avez-vous bien dit gym... ?!?!

Vous me croirez pas, puisque ça va à l'encontre de tout ce que je chiale depuis des siècles,
en plus que, avouons-le, on se l'imagine très mal...
J'ai commencé à m'entraîner.

But : remise en forme.
Poids à perdre : pas plus que 10 livres, MAXIMUM.

Le pire. C'est que j'aime ça.
Pour la forme, je ponctue mes séances à coup de " C'est dont ben désagréable souffrir " et de " Mais ça fait dont ben mal avoir mal ", le genre de phrases ben profondes (que je peux me permettre dans un gym. AH ! Préjugés !)
Sinon, ya de l'homme là-dedans, hou lala. Je sens que ça pourrait m'inspirer quelques blogs... à suivre !!

mardi 6 octobre 2009

Explosions de rire.

Je ne saurais vous expliquer pourquoi, mais de voir quelqu'un se péter la face dans une porte patio, ça me fait immanquablement rire à en crever.
Même chose lorsque, à la télévision, une personne se fracasse la tronche sur un poteau, ou se fait frapper sans qu'on ne s'y attende par un bat de baseball.
Et c'est pour vous dire, chaque fois que ça se produit, c'est le rire assuré, 100% garanti.
Encore plus si c'est ma prof de maîtrise Oh combien estimée qui, dans toute son élégance et sa retenue, s'enfarge dans ses talons hauts, s'accroche dans deux-trois chaises au passage, en laissant tomber un bien clair et senti " CAAA-LISS....".
Comme c'est ma directrice de maîtrise, j'aurais probablement du lui porter secours, mais comme j'étais au premier plan et que j'ai vu cette scène en direct, sans en manquer une seule fraction, je ne pouvais que rire aux larmes, me repassant la scène encore et encore jusqu'à ce que coma cérébral s'en suive.

J'ai un humour complètement déficient en plus d'un âge mental approximatif de 8 ans, je sais, je suis totalement consciente de cette caractéristique de ma personne.

Trois minutes plus tard, elle nous disait de faire attention lorsque l'on s'exprime pendant nos oraux, histoire d'être professionnelle.
Je. L'A. DORE.
:)

lundi 5 octobre 2009

Busted.

Hum.

Dans une continuité de légers désavantages d'avoir une tête rouge.

Il y a une heure de celà, je regardais mes cheveux dans le fond de la baignoire avec intensité.
C'est que je venais de prendre ma douche et m'apprêtais à sortir de la salle de bain.
Je fixais donc les dits cheveux avec la tête légèrement penchée sur le côté, vous savez, une moue interrogative collée sur le visage.
Visiblement, je me questionnais depuis quelques secondes, mais personne n'était là pour le remarquer.
J'ai fini par saisir le jet douche et passer de l'eau sur le fond de la baignoire, nettoyant le tout.

Définitivement, il est désormais impossible de faire passer les cheveux dans le fond du bain sur le dos de la belle-sœur.
Busted.

dimanche 27 septembre 2009

Bingo.

Qui dit nouvelle tête, dit assurance.

C'est donc armée de cette dernière que je faisais le tour du centre d'achat de Ville Fantôme, nouveaux cheveux dans le vent et attitude resplendissante dans ma face.
Sur un coup de tête, je me dis que voilà!, le tout devait être mis l'épreuve ultime afin de vérifier si tout ça ne serait pas dans ma tête, et exclusivement dans celle-ci.

Le meilleur moyen de s'assurer de son charme, c'est de vérifier si tu arrives à gagner le regard d'un mec déjà pris.
Suffit de scanner les lieux, trouver un couple gars-filles de son âge, passer devant, attitude en poche et sourire aux lèvres, et vérifier si, simplement, tu as réussis à faire tourner sa tête.
À Lui, évidemment, pas Elle.
Elle n'est clairement d'aucun intérêt, ici.

Résultat des courses :
Regard : 100% accroché.
Suivi du regard : 100% assuré.
Léger mouvement de tête pour suivre la démarche : 100% présent.
Bingo.
C'était gagné.

C'est donc avec son regard à Lui scotcher dans le mien que j'ai déambulé dans ce corridor,
sourire en coin à l'appui.
Et il y avait cette gonzesse sortie de nul part, ou presque, qui lui tapait dessus en lui criant des " Tu m'écoutes-tu !! "
Elle brisait un peu le moment et sur le coup, je me disais que je me passerais bien d'Elle.
Quoi que c'était peut-être Lui qui se disait ça...

Marie Version septembre 2009 : 1
Le monde entier : 0

samedi 26 septembre 2009

Énergie, quand tu me tiens.

Aujourd'hui, j'ai fais mes devoirs.
Premièrement, je me suis levée à 8h00, en bonne fille que je suis.
J'ai fais la vaisselle tout en déjeunant (Note : j'ai pris le temps de déjeuner, ce qui est sain et par le fait même, un devoir)
J'ai fait le ménage du frigo.
J'ai ensuite rangé ma chambre (ce qui inclue mon lit).
J'ai imprimé un texte que je devais lire, et pendant que ça se faisait, j'ai passé la balayeuse en haut ET en bas.
J'ai également lavé mon plancher de chambre qui était souillé de crème glacée, on se souvient.
Oui. C'était collant depuis une semaine, je sais.
J'ai d'ailleurs tué une araignée qui y était collée depuis on ne sait combien de temps... Elle aurait pu s'y fossiliser, juré.
J'en ai profité pour laver la vitre où mon chien colle son nez, à côté de la porte principale.
J'ai ensuite terminé la surprise que je faisais à une copine (clin d'oeil de libraire,
que je suis ensuite allée lui porter.
Avant de me rendre à la bibliothèque où j'ai lu pas mal.
Pas mal pas pire même.
Je me suis finalement récompensée en m'achetant un chandail.

Pis parmi tout ça, j'ai intégré la notion la plus capitale de ma journée.
Ben après l'évidence que quand je ne suis pas collée à mon ordi, mon taux de productivité est multiplié par au moins dix milles, si c'est pas quinze.
Donc, LA notion à retenir aujourd'hui :
Dans les bibliothèques, il a des mecs...
Et des mecs cutes, qui plus est.
Et c'est sur cette illumination que je me promet de remettre la chose le plus souvent possible.

PS: Confidence des plus intimes sur ce blog pas du tout intime. Fantasmer sur un mec dans une bibliothèque, c'est franchement excitant, en plus d'être rafraîchissant. J'ai bien failli aller lui porter un papier sur lequel aurait été inscrit : Si tu es célibataire, hétéro et sans herpes, tu m'embrasses sans dire un seul mot, dans ce coin-ci, pendant longtemps. Merci.

dimanche 20 septembre 2009

Quand ça frappe, ça sait pu quand s'arrêter.

Dans la vie, et je vous le jure alors fiez vous à mon expérience, il y a deux types de Karma.
Aucune demie mesure, deux types seulement, ce qui nous facilite vachement la chose lorsqu'on se questionne à propos d'un move risqué. Tu vérifie si t'es dans une bonne passe, si tel est le cas, tu move. Sinon, Back off, c'est la meilleure option.
Moi hier, j'ai décidé de me lever.
Erreur.

Un bon Karma, c'est quand tout s'emboîte sans que tu n'aies rien à provoquer. Les choses coulent d'elles-mêmes, la chance est avec toi, le ciel te béni, les anges te protègent et tu irais même jusqu'à croire que les lois existent pour te protéger, toi, petit être humain choisi parmi le troupeau.

Tant qu'à la version Trash du Karma (Clin d'œil à mes deux acolytes) elle te frappe sans que tu ne t'y attende.
Réveil tôt.
Belle journée prometteuse, fun en perspective.
Finalement tu gosses à gauche, à droite, tu te mets légèrement en retard.
Tu te grouilles à appliquer ton kutex, que tu rates, évidemment, c'était inévitable.
Ce qui te met encore plus en retard.
Tu décides de ne manger qu'une toast, Amen.
Tu ne te doute pas qu'il s'agira-là de ton seul repas de la journée.
La journée s'amorce d'un pas étrange, mais tu décides de ne pas y porter attention.
Ce que tu regretteras dans quelques instants.
Je te l'avais pourtant dit, il y a les bons, et les mauvais Karma.
Fais gaffe, sois attentive, et back off quand c'est le temps.
C'était le temps.
Parce que voilà t'y pas qu'un char décide d'ensemencer ta voiture en la prenant violemment par derrière, sans prévenir.
Un char dans le cul du miens, un impact délicieux, de ceux qui vous donnent mal à la tête et au cœur.
Zéro responsable, frustration.
Il était encore temps de reculer, ici.
Mais non, je suis obstinée.
Je n'aurais su me contenter de ça.
Alors tant qu'à faire, pourquoi pas un deuxième accrochage, han, pourquoi pas.
Ben oui.
Ah pis.
Tant qu'à y être.

L'osti de crème glacée à coulé partout, ça colle, ça pu, yé deux heures du matin, t'as pas le goût de torcher ça.

Fek voilà.
J't'écoeurée.
J'ai des tonnes de devoirs à faire aujourd'hui, et le désir profond de faker un coma jusqu'à la fin des temps.
Aucune envie d'affronter tout ça.
Je reste couchée pour le restant de mes jours.
Qu'on me sacre la paix.
Peace man.