mercredi 8 décembre 2010

Anastasia.

Les flocons tombaient, par millier.
Éparpillés un peu partout autour d'elle, d'autres dansant encore autour de sa tête.
Ses cheveux roux les suivèrent pour quelques pas, le temps qu'elle tente de rattraper sa tuque mauve au vol.
Évidemment, celle-ci atterrit dans une montagne blanche, mais la fille sourrit tout de même.
Sa filleule allait naître bientôt, c'est tout ce qui comptait.
Elle la secoua un peu en riant, se demandant comment la petite allait trouver l'hiver.
Allait-elle s'en réjouir comme elle ?
Ou bougonner comme la plupart des gens ?
Elle ramassa ses paquets cadeaux, et se dirigea vers la maison, un sourire intarissable sur les lèvres. Intarissable car il aurait toujours soif de vivre à l'idée de rencontrer pour la toute première fois la petite Anastasia ainsi que de retrouver les membres de cette famille qu'elle aimait tant.

Anastasia. Un nom de princesse rêveuse.
Douce, délicate, féminine, tout en étant forte de caractère et affichant une sûreté franche dans son regard brillant. Un regard vif, un regard présent, dévoilant une fille aimante, généreuse, fidèle à ses valeurs, à ses principes, à elle-même et à ceux qu'elle aime.
Tout comme sa mère.
Et elle sera rieuse, taquine, travaillante et sincère, comme son père. Elle aura le coeur sur la main, toujours le mot pour rire, et adorera les histoires d'héros, de voyage, de magie, de fantaisie. Il lui fera découvrir l'imaginaire, la fera goûter aux saveurs de la vie.

La rouquine fit un arrêt avant d'entrer dans la maison.
Son coeur se remplissait d'amour et de nervosité.
Elle ferma les yeux et une larme glissa sur sa joue pour ensuite aller se fondre dans la neige.
Elle était heureuse.
Et ce bonheur lui était cher.

dimanche 5 décembre 2010

Retrouvé, samedi 6 novembre 2010

Malgré la distance, elle s'avait qu'il était là,
qu'à son réveil, il s'enfuirait,
mais qu'il y serait.
Ç'avait toujours été comme ça,
elle se consollait avec les étoiles,
et lui avec les oiseaux.

jeudi 25 novembre 2010

Flash back.

J'ai chaud, je meurs de chaleur.
J'ai soif, je meurs de soif.
Mais quand même, je suis là, émerveillée, le coeur battant.
J'attends depuis déjà une éternité, le temps de voir une fillette en black&white avec ses cheveux longs et étincellants, entremêlés, son chapeau, sa robe de fillette, ses petits souliers, qui tient les gances de son sac-à-dos de ses deux mains.
Le temps d'espérer que le ciel reste dégagé.
Le temps de voir le temps passer.
J'avance vitesse tortue, quelques pas par ci par là, mais ça ne me dérange pas.
Je n'ai pas d'horaire. Je n'ai pas de limite. Je n'ai que moi.
Moi et le reste de la ville.
Je finis par payer, par me rendre même jusqu'à l'ascenseur.
J'ouvre les yeux, le ciel m'ouvre les siens.
Je chante «I wanna hold your hand»,
je pleure doucement, le sourire aux lèvres.
J'ai le souffle coupé, le coeur batant vitesse lumière,
Ya Paris qui s'étend à mes pieds, avec la plus belle vue qui soit imaginable d'avoir d'elle.
Et moi, toute minuscule que je suis, je suis là, avec elle.
Et je lui chante I wanna hold your hand, encore et encore. Jusqu'à ce que le silence m'enveloppe, jusqu'à ce qu'on se comprenne, elle et moi.
Jusqu'à ce que j'aie peur de la savoir si loin, jusqu'à ce que j'aie peur de la perdre...
et que je décide de redescendre pour la sentir à nouveau sous mes pieds.

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Je m'ennuie de Paris... Vraiment beaucoup.
Je regarde encore et encore mes photos, et ça me rempli de bonheur tout en m'envahissant de nostalgie. L'odeur de la liberté à chacun des coins de rue, le ciel qui paraît encore plus immense qu'à l'habitude, d'un bleu plus éclatant qu'imaginable, des vacances de rêves...
J'ai envie de voyager, tout partout.
De me remplir la tête d'images,
et le coeur d'émotions.
J'ai envie de me sentir vibrer,
que mon coeur se mette à faire des bonds, tout comme lorsque j'étais sous la Tour Eiffel ou encore à son sommet.
J'ai envie de goûter un nouveau pays, qu'il me chuchotte ses idées de rêves et me transporte dans ses nouvelles couleurs.

mercredi 17 novembre 2010

[Sur les pas de Noël]

[Noël se rapproche, ça c'est une bonne nouvelle !
Et ce que je souhaite pour Noël ne peut se retrouver sur aucune liste, malheureusement.
Au moins je passerai du temps en famille, avec des gens heureux, plein d'amour, et partager des beaux moments et de la bonne bouffe !

Oh et on aura nos nouveaux bureaux au travail, ÇA, c'est une excellente nouvelle !! (: ]

mardi 2 novembre 2010

Enfouissement.

Ça fait des jours que je suis perdue dans le temps
coincée dans ma tête, avec des images, des idées, des scénarios
en silence, sans dire un mot, en imaginant des phrases, des dialogues qui font tout le chemin sans moi, s'enfoncent dans un tunnel au bout duquel il y a je ne sais quoi
la suite, peut-être
ou quelqu'un qui les écoutera.

Un vide qui prend toute la place
les lèvres sellées
je communique par soupirs, des fois longs, des fois courts, jamais nombreux, mais toujours chargés de tout
des petits soldats qui tiennent tout sur leurs épaules, sans rien pour les supporter eux-mêmes
je les laisse faire leur chemin, je men fout
plus souvent qu'autrement, ils se perdent dans l'espace, jamais cueillis
un peu comme les pommes qui tombent d'un arbre, ils finissent par mourir, pourir, et c'est fini

J'ai un jeu, il est très simple
je ferme les yeux, et laisse les choses se passer
le temps, les embouteillages, la chaleur, les feuilles qui tombent, tout passe
et je finis par m'envoler, sans effort
je parcours la Terre, Paris encore, une fois la Chine même
je vois des gens, j'en reconnais des fois
j'explore des sensations, je conversationne avec moi-même, mais à travers les autres, sans contrôle de rien
malgré tout, je reste seule, mais une impression d'être m'habite momentanément, le temps d'un voyage
je finis par ouvrir les yeux, tout disparaît bien malgré moi, et je me retrouve dans mon lit, dans ma chambre, toujours et à chaque fois
des fois je me retourne et je recommence
des fois je garde les yeux ouverts dans le vide
des fois je ne sais pas.

L'enfouissement m'habille et me colore de gris
les barrières sont tombées, la protection, le bouclier momentané, celui qui me permettait de passer au travers de tout
plus de mécanisme de défense, la tête s'avoue vaincue
je le sais maintenant, je le sens
j'ai peur.
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J'en ai marre présentement.
J'ai hâte au retour à la normal
j'ai hâte de fonctionner comme il faut.
Je suis tannée d'être brisée.

lundi 1 novembre 2010

Le vide.

Je m'essouffle, sans ton souffle.
Si tu n'apparaîs pas bientôt dans ma vie,
plus rien n'aura de sens, pas même le mot survie.
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Parce que c'est ce que j'ai sur le coeur ces temps-ci.

jeudi 21 octobre 2010

Paris je t'aime

Est-ce que je vous ai dit que j'étais allée à Paris pour 11 jours ?

Comment résumer le plus beau des rêves devenu réalité tout en lui rendant justice...

On m'avait raconté que Paris était grande, mais l'immensité et la grandeur de la chose est indescriptible.

Il faut comprendre un truc de Paris : Tout d'abord, Paris est une ville lumière à part du reste du monde, un immense centre dachat ainsi qu'un centre historique des plus complet et à en couper le souffle, idées de grandeur oblige (référence au Louvre, la cathédrale Notre-Dame, le jardins du Luxembourg, le Panthéon, les Catacombes, la Tour Eiffel, le Museum Nationl d'histoire naturel, le Jardin des plantes, l'Arc de Triomphe, les Champs Élysés, pour ne nommer que ceux-ci...). On s'immagine Paris et lorsque l'on arrive ici, le souffle nous coupe. On déjeune à 11h00, on dîne à 16h00 et on soupe vers 21h0, ce qui donne des journées franchement différentes de ce à quoi nous sommes habitués. En plus du décallage horaire qui frappe durement, il faut s'habituer à un rythme unique si l'on souhaite s'impreigner de Paris et respirer à l'unissons avec elle.

À Paris, on a beau se faire des plans, on ne s'y conforme pas toujours, puisque c'est aussi ça Paris : Vivre à Paris, c'est aussi l'improvisation, les flash et les coups de coeur.

Les dimanches et les lundis, Paris se repose de son rythme impossible, histoire de récupérer pour ensuite reprendre sa course folle. Elle s'endore tranquillement, ferme ses magasins et la folie du bruit et des embouteillages. J'ai vu New York, il y a de ça quelques années, sa voisine éloignée qui ne s'arrête jamais, et la différence est frappante. Alors qu'ici on peut prendre le temps de voir, de vivre, de sentir Paris et son âme, à New York, on ne peut que se l'imaginer après y être passé. Paris se livre, se confie, elle nous laisse l'approcher, la sentir, la caresser, elle nous laisse la comprendre et nous y unir. New York est froide, difficile d'approche, plus sauvage et moins suave, quoi que beaucoup plus électrisante. Paris a une vieille âme, une belle âme; New York est adolescente, en crise, en révolte, en action, en réaction. Voila pour la comparaison.

J'ai vu des choses, j'ai croisé des gens.
J'ai vu des gens, j'ai croisé des âmes.

J'ai rencontré des tonnes de personnes, toutes plus intéressantes les unes que les autres, me partageant leur vision de Paris, leurs espoirs fondés en elle pour certains, leurs ambitions, leurs rêves, leur culture. Voyager ici me permet de voyager aux quatre coins du monde par le fait même, avec des images, des descriptions, des annecdotes : L'Australie, la Californie, Londre, Toronto, Vancouvert, la Lituanie, et j'en passe. Toute personne rencontrée a un bagage, une histoire à raconter, à partager. C'est innestimable, cette richesse retrouvée.

Et comme chaque personne a sa propre couleur, chaque coins de Paris a sa personnalité propre que l'on se doit de découvrir pour prendre un poul représentatif de cette ville. Chaque monuments a son histoire, chaque découverte a son image qu'il nous faut capturer dans sa mémoire.

J'aurai tout vu de Paris, tout. L'immensité de la tour Eiffel, l'émotion de Notre-Dame, l'étendue historique du Louvre, l'art d'Orsay, le paradis du jardin du Luxembourg, la lourdeur des Catacombes, le silence du Panthéon, les frissons du cimetière de Montmartre, la folie du Moulin Rouge, la beauté de L'Arc du Triomphe, la densité des Champs Élysé, le tourisme de Sacré-coeur, les jolis coins, les coins moins recommandables, les Parisiens, les Francais, les touristes, les pubs et les bars de Paris, avec leur Jazz, leur bouffe, leur dessert, leur bière, leur vin, pour ne nommer que cela. J'aurai observé la misère qui en frappe certains ici aussi, la complicité d'amis proches qui fêtent sans raison précise, ne serait-ce que le moment présent, des familles, des couples...

Paris c'était un rêve, le plus beau des rêves, que j'ai vu se concrétiser en une semaine des plus parfaite, remplie et ensoleillée immaginable. J'y ai laissé une partie de moi que je me promets de retrouver lorsque j'y retournerai, parce que j'y retournerai pour sûr. J'avais une fringale de voyage, de liberté, lorsque j'ai quitté Montréal pour Paris. J'en reviens avec un appétit décuplé, une gourmandise pour la découverte du monde, mais surtout, avec des émotions, des frissons, des images, de la poésie dans l'âme et dans le coeur.

Et pour celà, je remercie mille fois la vie ! (: